Italien-Pasta.com Recettes savoureuses en images par Adriano Grego
Les malloreddus sont parmi les pates les plus connues de l'ile. Préparées avec la meilleure semoule qu'on aura pétri avec de l'eau tiède légèrement salée, on parsèmera celle-ci avec du safran si l'on tient à respecter la plus pure tradition gastronomique sarde.
Au final, les pates ont la forme de coquillages vides et doivent avoir sur le dos des striures parallèles qu'on aura dessiné en faisant rouler les petites boules de pate sur le fond d'un panier.
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La fregula, quant à elle, est faite de petites boulettes confectionnées à la main et roties au four. |
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Agneau au fenouil et aux tomates
Agneau aux olives et aux fenouils
Aubergines à la mode de Sassari
Boutarge Poutargue Bottarga
Carré d'agneau à la tomate et aux olives
Chapon de mer aux pommes de terre
Culingiones de pommes de terre
Fregola thon et compote d’agrumes
Fregola Sarda con bottarga e vongole
Fugasse aux tomates et anchois
Gnocchi aux escargots et cèpes
Marcassin aux parfums de montagne
Bottarga
Le terme bottarga ou bottariga désigne l'œuf du mulet ou du thon, salé, pressé et desséché. Cabras, sur l'étang du même nom, dans la province d'Oristano, est considéré comme la patrie de la bottarga de mulet. Une excellente bottarga de thon est produite dans les régions cotières du Sulcis. Les spaghettis à la bottarga rapée sont exquis.
Fruits de mer
Au choix, crabes, "arselle", "bucconis" (murexs), "patelle", dattes de mer, chiociricci, araignées de mer, "orziata" (actinies), poulpes, sardines.
Olives "a scabecciu"
Elles recoivent trois incisions, sont mises dans la saumure pendant trois jours environ, lavées et ébouillantées dans une eau vinaigrée, et ensuite séchées au soleil. Enfin on les assaisonne de persil et d'ail et on les conserve dans l'huile.
Olives en saumure.
On les immerge dans de l'eau salée pendant deux mois après récolte si elles sont de la variéte "pizz'e carroga" , 8 mois pour les olives "tonde". La première de ces variétés, ont une forme allongée et une saveur plus douce, tandis que les secondes sont rondes et plus amères.
Cannonau C'est le vin le plus connu de Sardaigne, issu d'un cépage d'origine probablement espagnole, majoritairement produit dans la région orientale de l'île. Vin d'AOC, de couleur rouge rubis, ardent, robuste et sec. |
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Carignano La production en est concentrée dans le Sulcis et dans les îles de San Antioco et San Pietro. C'est un vin AOC du Sulcis. De couleur rouge rubis, au bouquet relevé et sec, il titre 11°5 et il accompagne idéalement les entrées, les grillades de viande, les charcuteries et les fromages. |
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Malvasia (malvoisie) Probablement importée de Grèce à l'époque byzantine, elle est produite en AOC soit à Bosa, soit à Cagliari. Elle est déclinée en diverses vinifications : liquoreux naturellement sucré, liquoreux sec, sucré naturel, sec naturel. C'est un vin à déguster à la fin du repas, ou hors repas, en accompagnement de desserts typiquement sardes. |
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Mandrolisai Il tire son nom de sa région de production. C'est un AOC décliné dans les diverses variétés de rouge, rouge supérieur et rosé. Il doit être bu à température ambiante en accompagnement des différents plats typiques de la cuisine sarde. |
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Monica Vin AOC dont on a des traces en Sardaigne depuis un millénaire. Il existe une variété dite de Cagliari et une autre dite de Sardaigne. Les deux ont un bouquet sec, chaud, savoureux et agréable au palais. La Monica de Sardaigne à un degré alcoolique inférieur à celle de Cagliari : 13 degrés au lieu de 14, 5 degrés. En vieillissant la couleur de la Monica de Sardaigne tend vers l'amarante tandis que celle de Cagliari évolue vers l'orange. Ces vins sont appropriés à l'accompagnement des entrées et viandes. |
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Moscato Produit un peu partout en Sardaigne. Selon les variétés le degré alcoolique va de 13 à 15 degrés. Sa couleur est jaunâtre, le bouquet relevé, la saveur robuste, chaleureuse et un peu sucrée. Il est idéal dans l'accompagnement des biscuits sardes. |
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Nasco Vin typique de la province de Cagliari, produit comme AOC dans ses versions sucré naturel et sec, de couleur jaunâtre, au parfum délicat et à la saveur légèrement amère. La teneur en alcool va de 13 à 14,5 degrés. Considéré comme convenant à de multiples occasions, soit en apéritif, soit comme vin de dessert, il va très bien avec les fromages piquants. |
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Nuragus Abondamment produit dans la région de Cagliari, il figure parmi les vins blancs sardes les plus répandus. C'est un AOC de couleur paille, au goût sec, titrant 10,5 degrés. On l'apprécie bien avec les poissons ou des hors-d'œuvre légers, ou même servi très frais en apéritif. |
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Torbato Vin assez réputé et d'origine catalane, produit aujourd'hui dans la région d'Alghero. Quantités réduites étant donnée la fragilité du cépage et l'irrégularité des rendements. Couleur paille, bouquet sec, il atteint 11,5 degrés. Idéal avec le poisson. |
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Vermentino Importé d'Espagne, il a trouvé sa localisation idéale dans la Gallura. Dans l'AOC il y a deux variétés : le Vermentino de Gallura, de couleur jaune paille, vin sec qui peut titrer 12 ou 14 degrés, selon qu'il s'agit d'un Vermentino normal ou supérieur. ; le Vermentino de Sardaigne, plus léger que le premier avec un taux d'alcool de 10,5 degrés. Le Vermentino est un vin excellent avec les plats à base de poisson. |
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Vernaccia Vin typique de l'Oristanese, d'origine romaine. AOC toujours d'au moins 14 degrés, vieilli deux ans dans la variété normale, et trois dans la version supérieure. Dans cette dernière la Vernaccia titre au moins 15 degrés. Consommé en apéritif ou en dessert. |
LIQUEURS
Amaro di cardo (de chardon)
Liqueur due à l'habileté des bergers sardes qui ont fait macérer des racines de chardons sauvages en y ajoutant du sucre ou du miel. Il n'est dégusté qu'après le repas.
Villacidro
L'ingrédient principal est l'essence d'anis. Le produit existe en version blanche ou jaune, dans ce dernier cas la couleur est due au safran. Idéal comme apéritif ou digestif, utilisé également comme additif dans les patisseries sardes.
Mirte
Indiscutablement la plus célèbre liqueur sarde qui doit son succès à la plante du même nom. On fait macérer avec du miel ou du sucre les baies ou les feuilles. A servir frais comme apéritif ou digestif.
Corbezzolo
Obtenu par macération de fruits mûrs. De couleur légèrement rose il a un goût délicat.
Fico d'india (Figuier de barbarie)
Les fruits murs, particulièrement sucrés, sont additionnés de miel ou sucre et mis à macérer dans l'alcool. La liqueur est jaune, de goût délicat et titre 21 à 25 degrés.
Liqueur de citron
Fruit de la macération dans l'alcool d'écorce de citrons verts, additionnée de sucre et de miel. De teinte jaune tirant sur le vert, on lui attribue des vertus désaltérantes par les chaudes nuits d'été.
Grappe (marcs de raisin)
Fruit d'une sélection très sévère des marcs, les plus connus sont : de Cannonau, de Vernaccia, de Vermentino, de Malvasia, de Moscato.
Filu e'ferru (fil de fer)
Eau de vie qui doit son nom à la manière de la produire clandestinement autrefois : on cachait le liquide distillé dans un récipient que l'on enterrait, et dont on repérait la position au moyen d'un fil de fer dépassant du sol. On la produit à partir de marcs très sélectionnés.


Fêtes traditionnelles
Plus de mille fêtes religieuses ou païennes par an, un carnaval hors du commun, d'étranges danses rituelles et une polyphonie aussi riche que celle des Corses...
Les carnavals
Le carnaval en Sardaigne reste une des fêtes les plus populaires de Sardaigne. Tous ces carnavals ont en commun une procession, la parodie d'un transport funèbre suivie par des complaintes et de chants en chœur. L'un des carnavals les plus suivis est la sartiglia de Oristano. Il s'agit d'une course de chevaux doublée d'une épreuve d'habilité. Les costumes sont à l'image du faste du passé espagnol, encore vivant dans les prouesses équestres des courses effrénées.
Les Mamuthones
Cette fête plus sombre se déroule dans la région de la Barbagia, tout comme les merdules boes de Ottana et sos thurpos de Orotelli. Ces masques archaïques en bois peint de noir bougent au rythme cadencé de leurs clochettes, au son grave et inquiétant. On y retrouve un rite agraire et pastoral dans sa simplicité originelle qui évoque le culte des forces créatrices de la nature. Les mamuthones sont vêtus d'un habit composé d'un pantalon blanc, de chaussettes montantes, d'une sorte de jupe courte, d'un corselet rouge sur une chemise et d'un gilet de peau porté avec le poil à l'extérieur appelé mastruca, ils sont coiffés d'un foulard noué sur le menton. Sur le dos et au cou, ils portent des grelots. Ils sont encadrés par les issokadores qui portent une sorte de casquette à ruban, un large pantalon bouffant bleu, une chemise blanche et un gilet rouge, parfois un châle lié à la taille, ils ne portent ni sonnaille, ni masque, ni mastruca. Ils tiennent en main une sorte de lasso qu'ils lancent dans le public de sorte à attraper amis, enfants, jeunes filles, etc. en criant des boutades satiriques. Si la personne est prise, c'est un signe de bon augure.
L'Argia
Peu de gens ont entendu parler de la danse de l'argia. Le tarentisme des Pouilles qui est à l'origine de la tarentelle est beaucoup mieux connu. Dans les Pouilles, jusque dans les années cinquante, la tradition voulait, lorsqu'une personne avait des problèmes psychiques, que l'on fasse venir des musiciens à domicile. Ils jouaient pendant trois jours, le malade devait danser la tarentelle tout au long de cette période au bout de laquelle il était guéri. L'intérêt de ce rite consistait dans l'utilisation, par les gens du village, de la musique et de la danse dans le but de soigner une personne en difficulté.
La fête de Saint Efisio
Cette procession, à l'origine très ancienne, dure quatre jours et réunit un millier de personnes bénévoles. Efisio d'Elia était un jeune guerrier romain qui combattait les Chrétiens. Il s'est converti au christianisme et fut décapité puisqu'il ne voulait pas renier sa foi. Il est devenu le saint patron de Cagliari, la capitale sarde après avoir éradiqué la peste en 1656. Depuis, en reconnaissance de ce miracle, une grande procession annuelle donne lieu à une des plus grandes fêtes méditerranéennes. Une trentaine de chars à bœufs décorés, deux mille personnes, précédées de musiciens, défilent portant les costumes de leur village devançant le saint, tiré par ses deux bœufs fleuris, suivi d'une foule de fidèles. Certains le touchent, d'autres font des vœux.
Les polyphonies de la Semaine Sainte
Les manifestations de la Semaine Sainte sont de loin les plus importantes du calendrier religieux. Certaines petites villes sont particulièrement célèbres, dans la partie nord-ouest de l'île : Aidomaggiore, Bonnanaro, Cuglieri, Santu Lussurgiu et surtout Castelsardo qui concentre le plus grand nombre de confréries et le répertoire le plus riche et le plus original. Ces confréries sont très anciennes et connues au moins depuis le XVIIe siècle. Leur activité se concentre autour de la pratique du chant : cérémonies religieuses du calendrier liturgique et funérailles, et de l'administration de la confrérie. Lors de la Semaine Sainte, le répertoire s'exécute par groupes de quatre chanteurs selon un registre naturel du bas à l'aigu. La plupart des chants sont en latin et reprennent des textes liturgiques, mais certains sont en sarde. Ces chants accompagnent les processions et les scènes qui illustrent la Passion, scènes qui sont jouées à la fin de l'office à l'intérieur même de l'église ou sur le parcours entre deux églises. La messe du dimanche de Pâques met fin à ces manifestations. Le lundi de Pâques, Pasquetta, est une fête familiale et amicale qui donne lieu à un repas, souvent un pique-nique au cours duquel on mange des viandes rôties à la broche.
Les bergers-bandits
La figure romantique du berger-bandit du Supramonte (région de montagne du Centre-Est) perdure dans l'imaginaire sarde. En particulier à Orgosolo, où les panneaux du village étaient jadis criblés de balles en guise d'avertissement pour les étrangers. De nos jours, ils se sont intégrés au magnifique paysage et aux murales, les fresques peintes sur les murs du village illustrant des scènes de la vie sociale et politique. En fait, la vie rudimentaire de ces bergers n'avait rien d'enviable, elle était plutôt faite de privations au milieu d'une nature hostile où l'on se confrontait en permanence aux épidémies, à l'aridité de la terre, aux loups et aux rapaces.
Habits traditionnels
Le costume féminin : les foulards de couleur servent à marquer l'appartenance aux différents villages ; la chemise, en lin ou en coton, est plissée et brodée ; la jupe à volants se porte jusqu'à la cheville, généralement de couleur sombre. Le tablier est brodé, parfois avec des fils d'or. Les parures comportent des broches, des boucles d'oreille, des colliers d'or, d'argent et de corail, des chaînes et des chapelets de pierres dures en guise de porte-bonheur.
Le costume masculin se compose d'un couvre-chef, une chemise fermée par des petits boutons en argent et en or, un gilet de laine, velours ou brocart, pantalons en toile blanche et un jupon noir.





La Sardaigne possède des traditions culinaires ancestrales. Les bords de mer regorgent de poissons et de crustacés, de langoustes et de coquillages. Les terres riches et sans cesse exposées au soleil produisent des produits d’une qualité rare, et les épices et herbes du maquis méditerranéen parfument délicatement les plats délicieux des différentes régions. Chacune d’entre elles a gardé ses propres spécialités, inspirées par les traditions culinaires des anciens envahisseurs, comme Alghero et sa cuisine catalane. Les traditions paysannes restent présentes dans de nombreuses régions, comme dans celle de Nuoro et de la Barbagia.
Tradition sarde et raffinement des saveurs retrouvées , lieux sauvages et structures en harmonie avec l’environnement.
La Sardaigne est réputée pour l'excellente qualité de ses produits agroalimentaires, ses viandes savoureuses, ses poissons et ses fruits de mer très frais.
La tradition gastronomique de l'île est un ensemble de recettes destinées à exalter les saveurs typiques à travers des combinaisons surprenantes pour retrouver le plaisir de la table, pour savourer les mets les plus naturels en les associant avec les excellents vins locaux.
Tous les restaurants du groupe Delphina respectent et honorent la tradition gastronomique sarde des saveurs retrouvées et proposent des menus avec des plats typiques, tout en offrant les plats de la cuisine internationale.Située juste au sud de l'île de Corse, la Sardaigne est la deuxième plus grande île de la Méditerranée après la Sicile.
Pétrie d’une multitude de cultures illustres au fil des siècles, fière héritière d’antiques traditions pour beaucoup encore en cours, l’île sarde se présente aujourd’hui comme une mosaïque de langues et d’us et coutumes, avec pour décors des paysages d’une grande diversité et de toute beauté. Elle est, en somme, une terre d’alliance entre le passé et le présent, une enclave protégeant encore des trésors de la mémoire des hommes.
Une des caractéristiques les plus remarquables de la Sardaigne réside dans la variété des langues et/ou dialectes qui y sont encore parlés. En effet, même si l’italien est devenu, depuis 1764, la langue officielle, les Sardes constituent l'une des plus importantes entités linguistiques de toute l'Italie, et même l'une des plus considérables d'Europe (on estime que 85 % des habitants de l'île comprennent le sarde). À ceux-là viennent s’ajouter un groupe d’environ 30 000 personnes parlant le catalan, installées dans la ville d’Alghero au nord-ouest de l’île, ainsi que des petites communautés parlant le corse du sud, dans le nord de l’île (en Gallura), et le génois, dans les petites îles du sud-ouest (notamment à Carloforte dans l'île de San Pietro et à Calasetta dans l'île de San Antioco).
Cette richesse linguistique s’explique simplement par la non moins riche histoire de l’île :
Envahie d’abord par les Phéniciens (Xe-VIIe siècles avant notre ère), les Carthaginois (VIIe siècle) et les Phocéens (VIe siècle), la Sardaigne subit ensuite successivement la domination des Romains (238 av. J.-C. - 476 apr. J.-C.), des Vandales (476 - 534), de l’Empire bizantin (534 - 711) et des Arabes (711 - 1016). À la demande des Sardes, les républiques de Gênes et de Pise interviennent pour contrer l’avancée des Arabes, puis se disputent l’île du XIe au XIIIe siècles. Celle-ci sera finalement remise au roi d’Aragon par le pape Boniface VIII en 1297. Mais la couronne arago-catalane ne conquiert définitivement l’île qu’en 1325 et c’est alors que, tandis que le sarde commence sa période de déclin, le catalan devient la langue de l'administration et de la culture, et demeurera la langue dominante sur l’île jusqu’au XVIIIe siècle.
En 1720, en échange de la Sicile, le traité de Londres cède la Sardaigne au Duc de Savoie. Mais en 1860, l’ouest de la Savoie est annexé à la France et la Sardaigne est incorporée au royaume d’Italie.
La communauté catalane se regroupe dans la seule ville d’Alghero devenue une véritable enclave catalane en terre sarde !
De toutes ces influences, la Sardaigne d’aujourd’hui a gardé beaucoup.
On l’aura compris, ici l’histoire se laisse lire au gré de nos promenades tant elle est omniprésente. Dans le témoignage silencieux des nuraghi, par exemple, ces habitations coniques de la préhistoire datant du IIe millénaire av. J.-C. et ressemblant à une tour à large base qui se rétrécit vers le sommet et aboutissant en un cône haut de plus de 20 m. Environ 7000 nuraghi rythment les paysages sardes, faisant de l’île l'un des plus grands musées archéologiques à ciel ouvert au monde !
Tandis que les traces laissées par les Phéniciens, les Carthaginois et les Romains sont plus difficiles à appréhender, les églises romanes et l’art baroque sont, quant à eux, très présents dans le paysage.
Plages, terres et traditions !
Côté nature, la Sardaigne est bénie avec des plages qui comptent parmi les plus belles et les mieux préservées de la Méditerranée. En voici quelques-unes des plus belles : la plage de Chia, après Pula, près de Cagliari; la Cala Corsara dans le parc national de la Madeleine; les dunes de Piscinas sur la Costa Verde, et bien d’autres encore !
L’intérieur des terres, encore très sauvage, offre des coteaux recouverts de maquis, d’oliviers centenaires et de figuiers de Barbarie et des villages haut perchés sur des montagnes arides.
Comme toute île en général, la Sardaigne a su conserver jalousement d’anciennes traditions issues du grand nombre de cultures qui l’ont façonnée. Notons seulement qu’on y célèbre plus de mille fêtes religieuses ou païennes par an; mais aussi un carnaval hors du commun au rythme d'étranges danses rituelles et de chants polyphoniques d’une beauté à couper le souffle !
Une île de gourmandises
Sur le plan culinaire, l’île propose des spécialités qui reflètent parfaitement la richesse, la beauté et la diversité qui la caractérisent. La gastronomie sarde réserve une place d’honneur aux viandes rôties (comme le porcelet, l'agneau et le chevreau) savourées braisées sur une broche taillée en bois d'arbousier et simplement relevées d’un peu de sel, de lard et d’aromates comme la myrte, le romarin, le laurier ou la sauge. On peut aussi déposer le cochon ou le sanglier à rôtir dans un trou creusé dans la terre et sur lequel on brûlera un type de bois aromatique, comme des branches de myrte par exemple. On recouvrira celles-ci de tisons ardents. La cuisson, très longue, conférera des arômes incomparables à la viande.
La charcuterie aussi est très présente dans les réjouissances papillaires ! Le capocollo (produit salé et séché qui se consomme cru), la pancetta (lard), le jambon cru, la saucisse sarde vendue fraîche, séchée ou fumée, ou encore le jambon de sanglier sont au programme !
Un bon plat de pâtes sardes est un plat de malloreddus (sorte de petits gnocchis), les plus typiques de l’île, préparées avec du safran pour demeurer vraiment fidèle à la tradition ! Mais on dégustera aussi : de la fregula (version sarde du couscous), soit des petites boules de semoule faites à la main et grillées au four, incorporées dans la soupe ou dégustées avec des palourdes ou de la saucisse fraîche et des tomates; des pillus qui ressemblent à des lasagnes; des tallarinus (sorte de tagliolinis) ou encore on goûtera à des culurgiones (raviolis) farcis au fromage de brebis frais.
Voici une île peuplée plutôt de bergers que de pêcheurs et côté poisson, malgré ses eaux poissonneuses, la Sardaigne propose un choix relativement restreint de recettes. On y découvre tout de même la poutargue (œufs de mulet séchés), on y déguste des anguilles marinées, des langoustes à la vernaccia, imprégnées de ce vin blanc délicat et parfumé de clous de girofle, ainsi que de la cassola, une soupe de poissons variés. On trouve aussi des plats à base de merlans, rôtis ou en escabèche, c'est-à-dire marinés dans du vinaigre.
Les fromages, c’est ce que le reste du monde connaît le mieux de la Sardaigne ! Entre autres recettes, les fromages DOP pecorino sardo, confectionné avec du lait entier de brebis et conservant les arômes d'herbes broutées et le fiore sardo, fait exclusivement de lait de brebis frais et coagulé avec de la présure d'agneau selon une technique artisanale très ancienne, ainsi que le casilozu, proche du caciocavallo, et le canestrati, un fromage produit avec du lait de brebis entier et formé dans des corbeilles en osier; tous ces fromages font notre régal !
Les vignobles sardes, situés principalement dans la grande partie sud de l’île, entre Oristano et Cagliari, ainsi qu’à l’extrême nord, dans les arides collines de Gallura, nous offrent des vins de qualité contrastée. Certains toutefois sont à retenir comme le Cannonau di Sardegna Riserva et le Vermentino di Gallura, mais aussi la Vernaccia di Oristano, certains Moscato, de Sorso ou de Sennori.
Enfin, comme douceurs, la Sardaigne ne manque pas de choix ! De nombreux gâteaux sont faits à base d’amandes comme les amaretti, les suspirus et les copulettas (meringues). Les amandes peuvent également être mélangées au sucre, au miel et aux écorces d’orange. Les sebadas, à base de fromage et de miel, sont les gâteaux les plus typiques de la Sardaigne.
Tant de bonnes et belles choses à découvrir, à déguster et à admirer nous attendent en Sardaigne. Une destination inhabituelle qui vaut bien le détour !
Barumini un site nuragique patrimoine mondial de l'UNESCO
Su Nuraxi (Barumini) est le site nuragique le plus connu au monde, et aussi l'un des plus étudiés et visités. Depuis 1951 il est inscrit sur la liste du Patrimoine Mondiale de l'Humanité de l'UNESCO. Le site a été découvert en 1951 par le professeur Giovanni Lilliu, archéologue de réputation mondiale, Académique des Lincei, et il est composé par un nuraghe dont la structure complexe (bâti en 5 phases, on le comprend par la stratigraphie), avec quatre tours angulaires, reliées par une courtine d'enceinte autour de la tour centrale, érigée en 1470 a. J-C. (une fois il avait trois étages, aujourd'hui du dernier on trouve seulement les pierres de basalte du premier anneau), et par les restes d'un grand village.
Dans la cour centrale, il y a un puits qui saisit l'eau à vingt mètres de profondeur: aujourd'hui il est alimenté par une riche nappe phréatique. Une cabane avec une siège en pierre au centre de la construction: les savants pensent que c'est un lieu de rencontre des personnes âgées, pour discuter de politique et de religion. Tout le territoire, cependant, est riche en nuraghes et témoignages de la période nuragique.
Bijoux: l'or est préferé à l'argent
L’or fait partie des traditions des bijoux sardes dès les derniers siècles. Autrefois on utilisé l’argent, extrait dans nombreuses mines de l’Ile. Les laboratoires d’artisans de la Sardaigne ont produit des bijoux religieux et de la tradition chrétienne, que pendant les cinquante dernières années ont été vus et appréciés par les touristes : dans les musées, dans les boutiques, dans les centres I.S.O.L.A., au cours de foires, pendant les festivals, où les groupes folk montrent des très beaux bijoux de la tradition.
Il y a seulement quelques localités dans la Sardaigne où l’orfèvrerie vante une tradition aux bases solides : entre elles on cite : Cagliari, Sassari, Quartu Sant'Elena et Oliena.
L a Sardaigne accueille chaque année près de 11 millions de touristes. Cette île, située au Sud de la Corse s’étend sur une superficie de 20 000km2. Elle appartient politiquement à l’Italie, cependant elle possède un fort particularisme. La Sardaigne peut parfaitement concurrencer les plus belles îles du monde du point de vue touristique. D’ailleurs, elle fait partie des destinations les plus prisées des touristes. Le potentiel touristique de la Sardaigne repose en effet, sur son patrimoine naturel, culturel et historique. Par ailleurs, des services et prestations de qualité sont offerts aux touristes durant leurs séjours en Sardaigne
L'agrotourisme, le logement à la ferme en Sardaigne, c'est beaucoup plus que la mer. Au départ, l'idée était d'offrir un accueil à bas prix dans le voisinage immédiat des côtes ; mais l'accueil dans les exploitations agricoles de Sardaigne a vite mis en évidence le caractère laborieux et fier des gens de cette île extraordinaire en assumant une autonomie culturelle propre (même en proposant la mer certes, mais dans des zones moins mondaines et moins connues) et en dirigeant le visiteur vers l'arrière-pays, notamment dans les provinces d'Oristano et de Nuoro.
Ce sont les zones où le territoire révèle sa culture et son paysage plus authentiques, où le tourisme vert donne le meilleur de soi en approchant l'hôte de l'histoire d'une île sur laquelle (peu de gens le savent) ont débarqué tour à tour les Phéniciens, les Carthaginois, les Romains, les Arabes, les Byzantins, les Normands, les Espagnols, et enfin les rois de la dynastie de Savoie à travers lesquels l'île s'est unie aux autres régions italiennes, Royaume d'Italie d'abord, puis la République qui a reconnu à la Sardaigne, dès 1948, le statut de région autonome.
L'architecture et le paysage portent les marques de toutes ces dominations, même s'il se peut que la Sardaigne n'ait, en fait, jamais été dominée en ce sens qu'elle a su garder essentiellement intacts son caractère, sa fierté, le sens profond de son autonomie et de son indépendance. Restent mystérieuses, fascinantes et symboliques les nouragues, des constructions protohistoriques remontant probablement à 3500 ans dont les structures sont réalisées par superposition de grosses pierres "à sec" (c'est-à-dire sans utiliser de ciment), disséminées dans les zones intérieures du centre de la Sardaigne (près de sept mille, plus ou moins bien conservés, en ont été dénombrés). A ne pas manquer, surtout, le Nourague Losa, près d'Abbasanta, en province d'Oristano ; le village nuragique de Serra Orrios, entre Oliena et Dorgali, en province de Nuoro ; le nourague Santu Antine, près de Thiesi, en province de Sassari; le nourague S. Barbara, près de Macomer, en province d'Oristano ; le nourague Su Nuraxi de Barumini, en province de Cagliari (capitale de la région).
Et Barumini se trouve tout près d'une zone naturaliste parmi les plus singulières d'Italie et assurément de la Sardaigne : la Giara di Gesturi. Il s'agit d'un grand haut plateau à 500 mètres d'altitude, sur un terrain de roche basaltique imperméable qui recueille les eaux de pluie hivernales dans de petits lacs caractéristiques appelés "Pauli". Ici vit, à l'état sauvage, une race de petits chevaux appelés précisément Chevaux de la Giara. La richesse en eau, l'abondance de végétation et la position surélevée qui permettait de voir et de repousser les ennemis ont favorisé l'installation humaine sur la Giara depuis des époques très lointaines : tout le haut plateau est entouré de nouragues jouant probablement une fonction défensive.
Un peu plus au nord, dans la province de Nuoro, le Parco Nazionale del Gennargentu protège la nature riche et sauvage des flancs du mont Gennargentu.
Un séjour en gîte rural permet également de visiter les ruines carthaginoises (comme Cornus, légèrement au nord d'Oristano), romaines (comme le Temple d'Antas près d'Iglesias), et une extraordinaire variété de cathédrales romanes appartenant aux différents styles du roman sarde et du roman pisan (San Gavino à Porto Torres en est un superbe exemple) ; on remarque également la présence d'églises et de palais en style gothique-aragonais et byzantin. Naturellement, il est impossible d'oublier la mer : sublime aussi bien le long des côtes sablonneuses que dans les parties rocheuses, avec des grottes aux effets chromatiques hautement évocateurs (comme dans le cas de la Grotte del Bue Marino à Cala Gonone, en province de Nuoro).
L'accueil à la ferme en Sardaigne, c'est aussi la dégustation d'excellentes spécialités de l'agriculture et de la cuisine du terroir à Appellation d'Origine Protégée (AOP) et à Indication Géographique Protégée (IGP): excellents fromages de brebis (sont à appellation d'origine protégée le Pecorino Sardo, le Fiore Sardo, le Pecorino Romano), succulentes viandes d'agneau (IGP) et de porc rôties, délicieux plats de poisson et de fruits de mer (pâtes, soupes, fritures) et desserts (à signaler les "seadas" préparées avec de la pâte, du fromage de brebis frais et du miel). Les vins aussi sont excellents : à signaler (à appellation d'origine contrôlée) le Vermentino di Gallura DOCG, la Vernaccia DOC, le Cannonau DOC, la Malvasia DOC (mais il y en a 16 autres, tous à AOC, qui méritent tout autant d'être savourés).
Pour vous inviter à profiter de tout cela, Agriturist a sélectionné 40 propositions de agrotourisme et tourisme à la ferme en Sardaigne.
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