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Le touriste qui arrive sur la Riviera dei Fiori ne sait pas bien où aller. Cherche-t-il les plages, le soleil, les couleurs de la mer, les villes côtières animées aussi bien le jour que la nuit? Les voici. Veut-il la montagne, les promenades dans les bois, l'air pur et vif, les bourgs médiévaux accrochés au flanc des collines, avec leurs tours, maisons anciennes et leurs vieilles églises?
Les voilà. Et encore, la cuisine régionale avec les légumes du potager et le poisson frais, la célèbre huile d'olive extra-vierge et les vins spéciaux. Mais comment choisir? Justement, on ne choisit pas. On prend tout, puisque tout est là, à la portée de la main, à quelques kilomètres de distance. La Riviera est petite, on en fait rapidement le tour. Qu'est donc ce parfum? Mais c'est l'air de la mer, voyons. Non, ce sont les fleurs. Mais pas
du tout, c'est l'air des bois. Eh oui! la Ligurie est la région la plus boisée d'Italie. Mais ne sommes-nous pas au bord de la mer? Il suffit de tourner le dos à la côte pour voir le paysage changer, plus haut. Voilà le vert des collines et les flancs raides des montagnes. Mais alors, qu'est donc la Ligurie? Une montagne plongeant dans la mer. De Capo Cervo à la frontière française, ce ne sont que baies, ports et criques qui, à 300 m d'altitude, se transforment en vallées, gorges et pics montagneux. Ici, on ne risque pas de s'ennuyer. Enfin des vacances variées, amusantes et imprévues. Des vacances complètes, quoi.
Commençons donc par la mer. Qu'a-t-elle donc de spécial? Elle est tiède, même en hiver, elle est si limpide que chaque vague est un éclat de lumière, et ses fonds sont d'un beau vert émeraude, près des rochers. Ses plages sont de sable doré et les rochers gris, couronnés de grands pins d'un vert intense, tombent à pic dans la mer. Les côtes sont égayées de superbes bougainvilliers rouges. Vous n'êtes pas peintre? Tant pis pour la toile, mais vous avez bien un appareil photo pour prendre quelques clichés? Aucun problème pour le cadrage, la Riviera s'en charge. Attention, vous allez vous transformer en artiste! Cette côte a vu passer nombre de peintres, de poètes, d'écrivains célèbres qui ont peint ces paysages ou décrit ces lieux. Laissez-vous donc transporter, vous aussi.
Installez-vous au couchant au bord de l'eau et regardez les rayons du soleil qui filtrent à travers les palmiers. Cela vous fait penser aux Tropiques? Non, il s'agit tout simplement de notre "terre des couleurs", une terre magique. C'est une "terre de saveurs". On peut apprendre à connaitre un peuple à travers sa cuisine, a dit quelqu'un. Alors, partez donc à la découverte des délicieuses spécialités de la Riviera pour comprendre ses habitants. Parlons par exemple de la focaccia (fougasse): elle peut être au fromage, aux olives ou aux oignions, et chaque boulanger la fait à son goût. Même chose pour la pizza: ce sont les petites différences qui font les grandes spécialités. Et le pistou? Fred Plotkin, écrivain américain et fin gourmet, a découvert une dizaine de recettes différentes. Rien n'est fait en série. Grâce à nos ancêtres, qui ont inventé la cuisine parfumée aux herbes parce qu'il fallait bien utiliser les rares ingrédients fournis par une terre pauvre, nous pouvons savourer aujourd'hui de véritables chef-d'œuvre. Persa (marjolaine), thym, persil, bettes sauvages sont les éléments naturels des tourtes aux herbes, des courgettes et des oignions farcis. Le célèbre "preboggion ligure est un bouquet d'herbes sauvages qui donne une saveur particulière au minestrone et à la farce des raviolis. Les recettes à base de poisson tout frais et les anchois farcis sont le fruit d'un travail long et savant. Cuisine pauvre, peut-être. Savoureuse et saine, surement, garantie par la bonne huile d'olive extra-vierge. Sans parler des excellents vins DOC (Dénomination d'origine contrôlée)
que produisent les vignes de la région. Continuez le long de la côte; boites de nuit, théâtres et festivals vous attendent. Sans parler de la culture, avec les musées, les monuments historiques, les églises baroques et les nombreuses œuvres d'art. Et la préhistoire, avec les grottes de Balzi Rossi, habitées par les hommes il y a plus de deux cent mille ans. Et encore l'archéologie, avec le théâtre romain de Vintimille. Maintenant, quittez donc la côte et partez à la découverte du monde qui se cache juste derrière les collines. Là, les hommes n'ont rien touché depuis longtemps, la nature a travaillé seule, donnant naissance à de belles forêts touffues. Les vallées s'entremêlent: l'une se ferme et l'autre s'ouvre, les flancs tantôt abrupts, tantôt accueillants. Marchez pendant des kilomètres sans
châtaigniers, vignes, ronciers, noisetiers, pins et cannaies se succèdent, formant un paysage surprenant, d'un vert intense. Pourquoi ne pas le parcourir en vélo? Ou même à pied, puisque rien ne presse. Après une bonne balade, rien de mieux que de s'arrêter sous la tonnelle ombragée d'une belle auberge. Commencez par des antipasti farcis aux légumes avant de passer aux raviolis aux herbes sauvages, au minestrone parfumé au pistou, au lapin fermier "à la ligure" et, pour finir, au fromage frais préparé par le patron avec le lait de ses brebis et de ses chèvres. Sans hâte. Prenez le temps de savourer ces mets, vous n'êtes
rencontrer âme qui vive. Est-ce vraiment l'Italie, d'ordinaire si peuplée? L'air pur est chargé d'un parfum de pin et d'herbe. Ici, le temps s'est miraculeusement arrêté. La haut, un village médiéval est niché sur l'arête d'une montagne, avec ses vieilles maisons en pierre et ses ruelles pavées de cailloux, son clocher dressé vers le ciel et son château en ruine. De ci de là on rencontre de vieux pressoirs et des trattorias de campagne qui offrent une cuisine authentique à base de produits frais du potager. Oliviers, chênes verts, pas dans un fast food en ville. Ici, c'est différent, le temps ne compte pas. Même les gens sont différents: ils ont construit des kilomètres de murets en pierre pour consolider les * fasce \ ces bandes de terre cultivées sur les pentes des montagnes. Ils ont découpé de minuscules potagers, défriché des sols pierreux pour y planter des oliviers et des pieds de vigne.
Et ils ont produit deux merveilles: une huile d'olive extra-vierge et des vins parfumés. Mais surtout, ils ont respecté la nature et l'environnement, sans céder aux spéculations et au tourisme de masse. Une terre pour amoureux de la nature, en somme!
De Balzi Rossi à Bordighera, en passant par la montagne
Du paleolithique au moyen-age, de l'observatoire astronomique à la "principauté" la plus petite du monde, à travers trois vallées diverses, la vallée de la Roya, la vallée Nervia et la Vallée Crosia.
La Riviera dei Fiori est délimitée, à l'ouest, par la frontière française. Première étape, Balzi Rossi, principale zone archéologique en Ligurie. Il y a deux cent mille ans, des hommes habitaient ces grottes spectaculaires à pic sur la mer. On en conserve des traces au Musée
préhistorique. A quelques kilomètres de là, nous sommes sur le promontoire de Mortola, avec les jardins de Villa Hanbury, 18 hectares d'une végétation splendide comprenant palmiers, cactus, plantes asiatiques et de la forêt australienne. Nous arrivons à Vintimille (voir encadré page 12) et, à travers la route S.S. 20 du Col de Tende, entrons dans la vallée étroite et tortueuse de la Roya, ancienne route du sel. Voici Airole, délicieux bourg médiéval, avec l'église des saints Jacques et Philippe. La fête des saints patrons a lieu le 1er mai. Un peu plus haut, Olivetta San Michele, à la frontière française, comprend plusieurs bourgades. Après être redescendus sur Vintimille, nous poursuivons notre chemin vers Vallecrosia, réputé pour les cultures de fleurs et son Musée de la chanson italienne. Le vieux bourg fortifié conserve encore sa Tour de garde. Nous pénétrons maintenant dans la vallée Nervia, en direction de Pigna. Après Camporosso, où nous pouvons admirer les restes de l'église San Pietro (XI° siècle), avec son clocher carré, nous arrivons à Dolceacqua. Le village est coupé en deux par le torrent Nervia, enjambé par un élégant pont médiéval à une seule arche. On peut y voir un polyptyque de Santa Devota peint par Ludovico Brea, conservé dans l'église Sant'Antonio Abate, l'ancien château, qui domine la place où, en été, on fait musique, et l'église paroissiale San Giorgio. Si vous voulez en savoir plus, allez donc voir les documentaires présentés au "Visionarium". Goûtez un verre de bon vin Rossese DOC produit à Dolceacqua et ne ratez pas la procession de St. Sebastien qui a lieu au mois de janvier . Nous faisons une déviation par Rocchetta Nervina, ancien village fortifié où, en été, se dérolue la fête de la spécialité locale: la chèvre avec des haricots. Nous reprenons la route principale vers Isolabona avec, au centre, une fontaine en pierre de1486, puis vers Pigna, vieux bourg accroché I au flanc de la montagne, avec les belles arcades de la Piazza Vecchia, l'église San Michele, bâtie au XV° siècle, et son grand polyptyque, la chapelle San Bernardo et son cycle de fresques. Les eaux thermales de la vallée Nervia, le Festival de poésie et de comédie Intemelia (en juillet) et la fête des champignons en septembre font de Pigna un rendez-vous à ne pas manquer. La route continue, au milieu des oliviers et des châtaigniers, et nous arrivons à Castelvittorio, ancien fief dominant la vallée, avec le campanile de l'église San Vittorio au-dessus des toits rouges de vieilles maisons. Le dimanche après le 15 aout à lieu la Fête du "Turtun", une tourte aux herbes sauvage cuite sur la pierre.
Ventimiglia
Il faut un peu d'italien, de français et de dialecte ligure. Un peu d'archéologie romaine, d'architecture médiévale et moderne. Pour quoi faire? Mais pour visiter Vintimille. Voilà l'ancienne cité et son théâtre romain, prêt pour une représentation. Là haut, sur le rocher, au-delà du torrent Roya, le bourg médiéval avec ses murs, ses archivoltes en pierre et la cathédrale de Notre-Dame de l'Assomption. La ville moderne, avec l'église Sant'Agostino au centre, se déploie au bord de la mer.
N'oublions pas la Bataille de fleurs, en été, et la manifestation culturelle "Aout médiéval". Il manque le français, mais si vous allez au marché le vendredi, vous verrez qu'on y parle plus français qu'italien. Quant au dialecte, il apparait dans les noms donnés aux vieux quartiers de la ville et aux spécialités culinaires.
Gastronomie
L e soleil de la Riviera et la terre des collines produisent de véritables chef-d'œuvre gastronomiques, savoureux et parfumés. Le Rossese de Dolceacqua, par exemple, est un vin DOC sec et délicat, rouge rubis clair, qui se boit avec tous les mets. Les herbes aromatiques, sauvages ou cultivées, comme le thym, la marjolaine, l'origan, le basilic, le persil et le laurier, se trouvent tout au long de l'année. Sans elles, que serait la cuisine de la Riviera dei Fiori, si savoureuse et élaborée? Ces herbes sont le secret de certaines
recettes inimitables, comme les Barbajuaid'ApricaLe, délicieux beignets de ricotta aux herbes, au riz et à la courge; ou la poche de cabri farcie aux herbes, puis rôtie au four; ou encore le Cundijun de Bordighera Alta, grosse salade composée dont les ingrédients fondamentaux sont les galettes du marin frottées à l'ail et les feuilles fraîches d'origan, de thym et de basilic, qui exaltent les différentes saveurs, à l'enseigne de l'huile d'olive extra-vierge. Des parfums: que l'on retrouve dans les petits pots de pistou ou de sauces diverses, produits artisanalement.
A 900 mètres d'altitude, Bajardo est accroché au sommet d'un éperon rocheux. Du haut de la "terrasse sur les Alpes", la vue sur les Alpes ligures et maritimes est extraordinaire. L'oratoire San Salvatore est orné d'un polyptyque représentant la Transfiguration, peint en 1552 par Emanuele Maccari. Le jour de la Pentecôte, la fête de "Ra Barca" commémore la disparition en mer de la fille du comte de Bajardo, qui s'était enfuie avec son amoureux. Nous descendons jusqu'à Apricale, "village du soleil" bâti au flanc d'une colline plantée d'oliviers. Un arc médiéval en pierre, quelques ruelles escarpées décorées de murales modernes, et voici le château della Lucertola (du lézard) et son musée, avec l'oratoire San Bartolomeo et un polyptyque en bois du XVIe siècle. En août, l'ancien bourg, avec ses ateliers et ses artisans, se transforme en théâtre en plein air. Fête du saint patron le 8 septembre, et fête de la "pansarold\ gâteau typique, le dimanche plus proche. Encore quelques kilomètres et nous voici au col de Perinaldo, qui domine la vallée Crosia au milieu des oliviers et des vignes. L'Observatoire astronomique est dédié à Gian Giacomo Cassini, grand astronome natif de Perinaldo que le Roi Soleil avait appelé à sa cour. Dans le bourg construit au XIe siècle, l'église San Nicolò abrite un crucifix en bois du XVe siècle. Fête religieuse et populaire de Santa Giusta la deuxième moitié de septembre. A une vingtaine de kilomètre, nous trouvons Seborga, minuscule "principauté" à l'histoire embrouillée, dont le prince (élu) émet passeports et timbres et frappe sa monnaie. Le Palazzo dei Monaci (Palais des moines) est digne d'intérêt.
La route continue vers Vallebona, qui présente la structure médiévale typique de la région; les murs des maisons reposent sur la roche, et l'on se perd dans un dédale de ruelles et d'escaliers en pierre. L'église San Lorenzo, dont le campanile date du XIIIe siècle, est ornée d'un portail en ardoise sculptée. Nous redescendons vers la mer, à Bordighera
Bordighera
Bordighera la belle, peinte par Monet, qui fut mise en valeur par les nobles anglais au siècle dernier. La ville fut fondée en 411 par Saint Ampelio, de retour d'Orient avec palmiers et pieds de vigne, et échappa au pillage grâce à une jeune esclave des Sarrasins, Magiargè, qui trouva la mort à Bordighera. Légende ou vérité? Inutile de chercher. En réalité, c'est Bordighera qui compte, la ville aux palmiers, qui ne bordent pas un simple boulevard mais forment une véritable forêt, comme dans les oasis d'Afrique du nord. En Europe, il n'existe aucune palmeraie à une si haute latitude. Le dimanche des rameaux, les habitants tressent des "palmureir avec les feuilles tendres et accomplissent une marche de 25 km. A Bordighera, on trouve une végétation luxuriante de palmiers, bien sûr, mais aussi de bananiers, d'agaves, d'eucalyptus et de bosquets d'orangers et de citronniers. Le climat est si doux que l'hiver n'existe pas.
Qu'attendez-vous? Allez donc faire une promenade "parfumée" ou faire un tour en voilier. C'est bon pour la santé. En printemps, Bordighera accueille un Festival international de l'humour qui guérit les accès de tristesse. Mais d'où vient cette lumière éclatante? Des façades blanches des immeubles et des maisons liberty de la fin du XIXe siècle. Tout d'abord de Villa Garnier, en face du port, qui doit son nom à l'architecte qui l'a construite. Plusieurs siècles séparent le bord de mer de la ville haute, dont les origines remontent a 1471. Il est facile de se perdre dans le dédale des ruelles et des arches en pierre. Pour terminer la journée en douceur, goûtez donc un "bacio" baiser, specialité au chocolat de Bordighera.
D'Ospedaletti à Sanremo, à 1127 mètres d'altitude
Le bleu de la mer n'est pas la seule couleur de la riviera dei fiori; il y a aussi le vert des bois et la roche sombre des alpes. Les mondanités animent la côte, avec ses grands hôtels et son casino, tandis que la campagne, avec ses vieux villages, est synonyme de calme.
Ospedaletti, situé entre Capo San Ampelio et Capo Nero, a été fondé au XIVe siècle par les Chevaliers de Saint Jean de Jérusalem. Où allons-nous, dans le vieux bourg, avec l'église San Erasmo, ancien hôpital des pèlerins, ou dans la ville nouvelle, avec ses palmiers, ses eucalyptus, ses villas et ses jardins? Partout, c'est un véritable enchantement. Les deux tours sarrasines du XVI siecle montent encore la garde En suivant la côte, nous arrivons à San Remo. La lumière éclatante de a mer faix place aux clairs obscurs du bois de San Romolo et sa pinède. Revenons sur la route principale. Une dizaine de kilomètre suffisent pour monter à Baiardo, d'ou l'on jouit d'une vue magnifique.
Nous suivons l'itinéraire à l'envers et traversons des bois d'oliviers et de châtaigniers avant d'arriver à Castelvittorio, puis à Pigna. Ces trois villages ont été déjà décrits dans l'itinéraire n°l. La route serpente sur la montagne jusqu'au col de Langan. La qualité principale de cet itinéraire, c'est la nature: pas de maisons, pas d'hommes non plus, mais des arbres partout. Et le silence. Voilà notre monde. Au col de Langan, 1127 m d'altitude, la route traverse San Giovanni dei Prati puis les pentes imposantes du mont Ceppo, 1627 m, commencent à se dessiner au loin. Nous sommes maintenant dans la région préalpine. La mer est bien loin. L'air des bois est si frais et balsamique que c'est un plaisir de le respirer à pleins poumons. Le prochain village est Vignai, qui semble vivre dans un autre monde. On a l'impression de revenir quelques siècles en arrière. Dans ce monde enchanté, nous retournons sur la route principale. Au bout de 9 km, voici le col de Ghimbegna et la vallée Armea, où nous trouvons le sanctuaire de la Vierge de la Villa, bâti en 1200 mais reconstruit au XVIIe siècle. La fête a lieu le 8 septembre.
La vallée s'ouvre sur des potagers et des vignobles, et nous arrivons à Ceriana, avec ses maisons médiévales en pierre sombre, soudées les unes aux autres pour mieux se défendre contre les envahisseurs. A voir l'église Santo Spirito, avec son intérieur Renaissance, et la façade baroque de l'église paroissiale de San Pietro.
Gastronomie
Des pizzas, il y en a des centaines. A Sanremo, par exemple, il y a la pizza Sardenaira, un peu plus haute que les autres, garnie d'anchois à la place du fromage. Les marins l'emportaient lors de leurs voyages en mer. Il en va de même pour les célèbres tourtes vertes (de légumes): chacun a sa spécialité. A Pigna, dans la haute vallée Nervia, la petite tourte en pâte feuilletée est farcie avec une purée de pommes de terre. Vous voulez préparer une tourte verte? Vous pouvez la faire aux courgettes (photo), aux bettes ou aux artichauts. La pâte est toujours la
même. Ingrédients: 570 g de farine, une cuillerée à café de sel, 170 ml d'eau, deux cuillerées d'huile d'olive extra-vierge. Ajoutez le sel à la farine, puis l'eau petit à petit. Mélangez bien avec l'huile d'olive et formez une boule que vous laisserez reposer 1 heure. Coupez ensuite la boule en deux et étalez votre pâte. Mettez le premier disque dans une tourtière de 30 cm de diamètre après l'avoir enduite d'huile. Etalez le légume de votre choix, et couvrez avec le second disque de pâte. Badigeonnez la surface d'huile et enfournez à 180° pendant 40 minutes.
Les pressoirs et l'huile d'olive représentent une autre attraction. Pendant la Semaine Sainte, les confraternités organisent une procession. Nous reprenons la route pour parcourir les douze kilomètres qui nous séparent de Sanremo et de ses fleurs.
San Remo
Du soleil, et encore du soleil. En été, il vous offre un superbe bronzage. En novembre, sa tiédeur vous caresse la peau. En janvier, il vous oblige à quitter votre manteau. En mars, il vous donne envie de vous étendre sur la plage. C'est un don de la déesse Matuta, la déesse de la mer et de l'aurore qui avait un faible pour ce golfe. On raconte qu'à l'origine, Sanremo s'appelait Matuzia pour lui rendre hommage. De fait, le climat est parfait et les plantes le savent bien. Jamais les fleurs n'ont été si belles dans les jardins, sur les terrasses, dans les serres, le long des routes. Les touristes le savent aussi puisqu'ils aiment cette capitale des vacances, déjà réputée à la fin du siècle dernier, lorsqu'elle fut découverte par les princesses russes et les baronets anglais. Le célèbre casino date de 1905. Aujourd'hui, on n'y tente pas seulement sa chance, on vient aussi y écouter de grands conférenciers. Fatigué de ces mondanités? Alors, montez à Pigna, le bourg médiéval de Sanremo, avec ses maisons historiques et le sanctuaire de la Madonna della Costa, construit au XVIIIe siècle, où vous pourrez admirer une toile de Domenico Fiasella et des statues sculptées dans le bois par Anton Giulio Maragliano. Ce grand artiste génois a aussi sculpté un crucifix en bois conservé dans la belle cathédrale San Siro du XIIIe siècle. Voilà Villa Nobel, aujourd'hui centre culturel, où habita le célèbre savant suédois. Toutes ces visites développent l'appétit, c'est bien connu. Goûtez donc la délicieuse pizza "sardenaira", spécialité locale. Le soir, pourquoi ne pas aller au théâtre? Le théâtre Ariston présente un programma de prose et de musique, et accueille en février le Festival de la chanson italienne. En mars, vous pouvez assister à l'arrivée de la course cycliste Milan-Sanremo. En avril ont lieu les régates de Pâques et le Rallye Historique. En novembre, c'est le tour des Régates du Championnat d'hiver West Liguria. A Sanremo, ils ne savent plus quoi inventer. Il y a tout! Y compris le port, naturellement. Pardon, les deux ports: le Vieux Port et le Portosole.
De Bussana à Arma di Taggia: une balade fascinante dans les collines
Apres le village des asrtistes, voici celui des sorcières, au milieu des pins et des châtaigniers, à travers la douce vallée de l'argentina. Des vieux pressoirs à olives aux anciens sanctuaires riches d'art.
Le vieux village de Bussana, avec ses 60 habitants, est bien connu en Europe. Il a été reconstruit par des artistes italiens et étrangers après avoir été détruit par un tremblement de terre. On y arrive par Bussana al Mare. On voit encore des pans de murs solitaires, les maisons sont pleines de charme, mais le village est dans l'obscurité. C'est peut-être pour cette raison que 10 enfants y sont nés l'année dernière. Nous redescendons vers la côte et la grande plage de sable d'Ar la di Taggia, ensoleillée même en hiver et montons à Taggia (voir encadré p. 25) par la route S.P. 548. Nous voici maintenant dans la verte vallée de l'Argentina. Au bord du torrent s'élève le village de Badalucco (voir encadré p. 24). A 3 km de là apparaît, en haut d'une colline, le bourg médiéval de Montalto Ligure, avec son clocher et l'église San Giovanni Battista, qui conserve le polyptyque de Saint Georges, hef-d'œuvre de Ludovico Brea. Il mérite une visite. La fête religieuse da Sain Jean est le 24 juin. Nous retournons dans la vallée de l'Argentina qui se rétrécit avant d'arriver à Molini di Triora, ainsi nommé en raison des 23 moulins autrefois en activité. Aujourd'hui, le village est renommé pour sa fête des escargots, en septembre. Et voici Triora, la ville des sorcières, qui se dit "' bagiué en dialecte. Des histoires? Pas du tout. Le procès des sorcières eut lieu en 1558 et les actes sont conservés au Musée de la sorcellerie et de la civilisation. Une atmosphère un peu magique flotte dans les belles ruelles ornées de portails anciens en ardoise sculptée, et sur les étalages des magasins, où champignons, miel et fromages frais de la région sont "pour les sorcières". Dans l'oratoire San Giovanni, bâti au XVIIe siècle, on peut admirer une statue de Maragliano et une toile de L. Cambiaso. L'église de la Madonna del Buon Viaggio, érigée au XVIIIe siècle, offre une vue magnifique sur un paysage de montagne, avec ses pâturages, ses bois et ses maisons paysannes. Après Creppo, voici Realdo, à 1000 mètres d'altitude, avec ses maisons en pierre accrochées à la roche, puis Verdeggia, village alpin caractéristique. Nous repassons par Molini di Triora pour rejoindre Andagna et son rocher spectaculaire, puis nous prenons une route en terre. Il faut de bons pneus et de la prudence, car la route est étroite et à pic sur la vallée, mais cela en vaut la peine: la vue sur le paysage sauvage et intact est magnifique. Au bout de 9 km, nous voilà à San Bernardo di Conio, au col, puis à Colle d'Oggia, en direction de Carpasio. L'itinéraire alternatif prévoit de passer par Molini di Triora, Montalto Ligure, la vallée Carpasia et le col d'Oggia, après avoir traversé le village de Carpasio, dont le nom rappelle le traité de paix entre tribus ligures et Romains . Les vieux toits d'ardoise et les murs en pierre sont entourés de châtaigniers. Au col d'Oggia, nous poursuivons notre route vers Pantasina. Avant d'entrer dans le village, nous nous arrêtons devant le sanctuaire de la Madonna della Guardia, sur un tertre panoramique planté de vieux chênes verts majestueux. Nous revenons bien vite dans le règne des oliviers et des pressoirs à olives: Molini di Prelà, avec le sanctuaire de Monte-grazie bâti en un point dominant, puis Dolcedo et ses pressoirs, avec ses maisons construites sur les rives du torrent Prino traversé par 5 ponts, dont le Pont des Chevaliers de Malte, construit en 1292. La route serpente entre les vignes et les oliviers. Voici l'imposante église paroissiale Santuario di Nostra Signora Assunta dei Piani, d'où l'on aperçoit le bleu de la mer. Il n'y a qu'en Ligurie que la montagne et la mer sont si proches l'une de l'autre. Et nous voilà enfin à Imperia (voir encadré p. 29). Nous prenons la Via Aurélia (S.S.l) et profitons des mille nuances de cette mer si belle et des villages côtiers. Après San Lorenzo al Mare, nous arrivons à Santo Stefano al Mare, avec son fortin octogonal du XVIe siècle, et à Riva Ligure, où nous pouvons admirer quelques sculptures d'Anton Giulio Maragliano conservées dans l'église paroissiale. C'est à Arma di Taggia qui se termine notre itinéraire,
Badalucco
Il s'agit bien d'un ancien fief fortifié sur le torrent Argentina, et pourtant il n'est ni austère ni menaçant. Les ruelles du bourg sont animées de sculptures, de céramiques et de murales modernes. Et pas n'importe qui: des artistes comme Agenore Fabbri, Treccani et Savino ont créé ici une véritable exposition permanente d'œuvres d'art en plein air. Et si cela ne vous suffit pas, vous pouvez visiter, dans les souterrains de la mairie, des expositions sans cesse renouvelées, allant de l'art abstrait européen aux céramiques de Picasso. Ce n'est pas un hasard si Badalucco est jumelé avec San Francisco, en Californie, où a lieu, à Sausalito, le plus grand Festival d'art des Etats-Unis. Badalucco est aussi réputé pour son célèbre stockfish "alla Badalucchese".
Gastronomie
Un plat pour toute l'année? Et voici une vieille recette pour un plat savoreux et appétissant: 1,5 kg de morue (ou stockfish), 450 g de pommes de terre, 20 g de câpres, 100 g d'olives noires de Taggia, 20 g de pignons, 4 filets d'anchois, 1 oignon émincé, 3 gousses d'ail, 4 cuillerées d'huile d'olive extra-vierge, 1 cuillerée de sauce tomate et 1 de vin blanc de la Riviera. Faites blondir l'oignon, ajoutez l'ail, du persil, les anchois, puis les olives, les pignons et la sauce tomate. Ajoutez la morue, les pommes de terre et le vine blanc. Mélangez et faites cuire pendant 50 minutes. Le secret? L'huile d'olive extra-vierge. C'est elle qui donne ce goût particulier. L'huile de Badalucco est l'une des plus parfumées. Elle a le parfum de la vallée de l'Argentina, qu'on retrouve dans les haricots, les fromage de lait de chèvre, de brebis et de vache, la charcuterie, les champignons et les tomates, les herbes aromatiques, le miel et même les "filtres des sorcières". En réalité, la sorcellerie n'a rien à voir là dedans. Il s'agit de liqueurs aux herbes naturelles, comme le singulier "Lait d'escargot" (voir photo). Où trouve-t-on tout cela? Mais dans le village des sorcières bien sûr, à Triora (et à Molini di Triora), où même le pain a quelque chose de spécial.
Taggia
A trois km de la merf accroché au flanc d'une colline, Taggia vante d'illustres origines qui remontent au Moyen-Age; Taggia la noble, avec ses nombreux "palazzi" et ses œuvres d'art, était trop belle pour ne pas exciter la convoitise des pirates sarrasins qui sillonnaient les côtes ligures. Comment la défendre alors? Avec un mur d'enceinte imposant qui permit de fortifier la ville au XVI° siècle. Nous franchissons ce mur par la Porta dell'Orso (Porte de l'Ours) et traversons ces quartiers que les Sarrasins mirent "à feu et à sang". Pourtant, "palazzi" et églises survécurent aux pillages, à commencer par l'imposant Couvent des Pères Dominicains, bâti en 1490, qui conserve aujourd'hui la plus importante pinacothèque du Ponente ligure, avec de superbes fresques et toiles dont quelques-unes ont été peintes par Ludovico Brea et Perin del Vaga. En parcourant les ruelles du bourg, on peut admirer de beaux portails en pierre noire sculptée, des blasons nobles, des arcades et un tableau avec les anciennes mesures génoises en cannes et en palmes. C'est ici qu'ont lieu, en février, le Cortège historique, les jeux de joie et les "Fulgari". Voici le palais Lercari, construit au XVIIe siècle, et la façade baroque de l'église des saints Jacques et Philippe, avec la statue dite de la "Vierge miraculeuse" depuis qu'on a vu par deux fois bouger ses yeux. Au milieu de toutes ces splendeurs se distingue l'olive "taggiasca", qui fut importée au XIIe siècle par les moines bénédictins. Elle a un délicieux goût parfumé. Goûtez-y donc!
De Imperia à Cervo en passant par le col de Nava
Les villages marins du golfe de diano vous invitent à la découverte des bourgs montagnards des vallées impero et arroscia, avec leurs campaniles, leurs maisons en pierre et les ruelles pavées de cailloux.
Nous quittons Imperia-Oneglia pour la vallée Impero. Au milieu des oliviers, voici Pontedassio, qui doit son nom à un pont en bois désormais disparu
A Chiusavecchia, l'extrémité du clocher de l'église
paroissiale San Biagio est en forme "d'oignon".
La fête de San Biagio a lieu le 3 février. Nous reprenons la route nationale en direction de Pieve di Teco, chef-lieu de la vallée Arroscia. Fondé en 1234 au croisement des routes pour le Piémont, il fut un centre commercial important. Les superbes arcades, bien conservées, abritent encore quantité d'ateliers d'artisans. L'ancien couvent des Augustins comprend un grand cloître du XVe siècle orné de 24 colonnes. Des toiles et des sculptures en bois de Maragliano sont conservées dans l'imposante collégiale de San Giovanni Battista. Le 20 janvier a lieu la fête de Saint Sébastien et la procession des fillettes avec les poupées. Nous reprenons la route qui serpente entre bois et arêtes rocheuses jusqu'à Pornassio, avec son château bâti au XVe siècle en un point stratégique. C'est à Pornassio qu'on produit le célèbre Ormeasco, un vin rouge provenant à 95% de cépages Dolcetto. Le dernier week- end neo d'août a lieu la fête du raisin et du vin. Nous poursuivons notre route vers le col de Nava où nous trouvons, au milieu de pâturages et de bois, trois fortifications massives de la fin du XIXe siècle. En redescendant, nous traversons Pieve di Teco et, au bout d'une dizaine de km, nous prenons la direction de Cesio et San Bartolomeo al Mare. Sur la route, nous rencontrons Torria, où nous attend une vue exceptionnelle sur la mer et les Alpes ligures. L'église paroissiale San Martino est flanquée d'un beffroi du XVIIIe siècle dont la flèche est en forme de bulbe. Au milieu des oliviers, voici maintenant Chiusanico, avec ses pressoirs à olives et l'église paroissiale Santo Stefano. De retour sur la route S.S. 28, à Pontedassio nous tournons à gauche en direction de Diano Arentino. La route gravit la colline au milieu des oliviers, offrant une très belle vue sur le paysage environnant. Mais attention aux virages! Après avoir dépassé Diano Arentino, dont l'église paroissiale conserve un polyptyque du XVIe siècle, la route commence à descendre vers la mer. Nous voici maintenant à Diano Castello, délicieux bourg médiéval avec une vue superbe. Les restes des murs d'enceinte, les fresque du XVe siècle conservées dans l'oratoire San Giovanni Battista, l'église i, paroissiale, avec son crucifix sculpté par Maragliano, sont quelques-unes des huit étapes conseillées. Encore un virage, et voici apparaître la mer et, tout autour de nous, le maquis méditerranéen. A Diano Marina nous admirons la beauté de son golfe et de ses villages, les uns plus beaux que les autres. Nous commençons par San Bartolomeo al Mare, qui nous propose un agréable séjour animé par les concours de boules, les matches de tennis, les promenades, les concerts et les boîtes de nuit. Nous pénétrons pour la dernière fois dans l'arrière-pays, parmi les oliviers, pour visiter le petit village de Villa Faraldi, son clocher du XVIIe siècle et son important Festival de théâtre. Et puis encore Cervo et sa superbe architecture médiévale, dont l'histoire est liée au corail. Eh oui! notre tour de la Riviera dei Fiori est maintenant terminé. Heureusement, notre cœur et nos yeux sont encore emplis de ses teintes éclatantes et de ses saveurs,
Gastronomie
Les habitants de la Riviera dei Fiori ont un profond respect pour les traditions culinaires. Rien n'a changé dans la préparation de la Piscialandrea, la pizza que la ville d'Imperia a dédié à Andrea Doria. Les farces inventées par les grand-mères sont toujours les mêmes. Courgettes, oignons, poivrons, aubergines, tomates, fleurs de courgettes sont farcis, aujourd'hui encore, avec un délicieux mélange de courgettes, pommes de terre, oignons revenus, œufs et parmesan râpés, basilic et marjolaine. Les anchois farcis de la région sont célèbres. Les fours à pain font dorer les "curunetê\ couronnes de tranches de pommes de terre enfilées sur un fil. Pour préparer le lapin à la paysanne, on utilise encore les casseroles en terre cuite. Les nombreux poissons frais du golfe - espadon, thon, dorades et "rundanin sont préparés de différentes façons. Les beignets de blanchaille (alevins) sont extraordinaires. Pour accompagner tous ces mets, goûtez les vins traditionnels des collines del'arrière-pays: le Vermentino ces mets, goûtez les vinPour accompagner tous Diano Castello; le Pigato,
blanc légèrement amer au goût d'amande, provenant des vignes de Ranzo et de
Pieve di Teco; l' Ormeasco ,célèbre rouge, sec et corsé, et sa version plus légère, le Sciacchetrà ;obtenuavec les cépagesde Pornassio.
Imperia
Imperia est une offre spéciale: vous allez voir une ville et vous en trouvez deux: Oneglia et Porto Maurizio. Deux ports, deux centres historiques, deux aspects d'une seule ville. Par où commencer? Par le vieux bourg de Porto Maurizio. Après une visite à la cathédrale San Maurizio, la plus grande église de Ligurie, nous gravissons les ruelles qui mènent au promontoire de Parasio, jusqu'aux arcades du couvent de Santa Chiara, sur les anciens murs à pic sur la mer. La vue sur le golfe est magnifique. En bas, villas et jardins nous invitent à apprécier les couleurs et les parfums du maquis méditerranéen. Et pourquoi ne pas aller marcher sur la plage de Borgo Marina? Qu'importe si ce n'est pas l'été; ici, le sable est toujours doré. Ce n'est pas un hasard si on l'appelle "la Plage d'Or". Tout près, voilà le port de plaisance et ses nombreux équipements, célèbre pour son Rassemblement des Voiliers d'Epoque, organisé tout les deux ans en septembre. Pour nous restaurer, allons à Borgo Prino, avec ses restaurants caractéristiques. Pour finir, une promenade sous les arcades nous fera du bien: via Bonfante, à Oneglia, est l'endroit le plus élégant pour se promener et faire des courses. Pour ceux qui appréncient les spécialités régionales, via San Giovanni est l'endroit idéal. Dans le vieux Oneglia, on peut adminer l'hôtel particulier des Doria, où naquit le célèbre amiral Andrea Doria. Mais le personnage préféré des Ligures, c'est pourtant bien l'olive. Oneglia lui a même consacré un musée.
Diano marina San Bartolomeo al Mare Cervo
A Diano Marina, le bleu est à la mode: mer bleue, ciel bleu, un bleu foncé, rarement assombrisse de nuages. Dans le golfe de Diano, il y en a plusieurs. A Diano, le touriste se sent chez lui. Après le tremblement de terre de 1887, Diano a été reconstruit comme une ville de villégiature: hôtels, restaurants, boîtes de nuit et boutiques sont prêts à vous accueillir. Cela ne suffit pas? Voilà donc le port de plaisance et les plages de sable fin où tout le monde peut se baigner, même les tout petits, parce que l'eau n'est pas profonde. Mais encore? Un climat exceptionnel grâce auquel on peut jouer au tennis ou aux boules, même en plein hiver. Et puis des palmiers, des agaves, des orangers et des citronniers pour embellir le tout. Le paradis ne s'arrête pas là puisqu'on le retrouve à San Bartolomeo al Mare, tout proche et tout aussi agréable, avec ses haies de bougainvilliers et ses vertes collines. Au
bout du golfe nous attend une merveille architecturale: Cervo. Autrefois, les habitants s'enrichirent grâce à la pêche au corail et firent bâtir l'église paroissiale dite "dei Corallini" (des pêcheurs de corail). En été, son superbe parvis accueille le Festival international de musique de chambre.
Que dire de plus? Allez voir en toute saison, son musée communal. San Bartolomeo al Mare accueille, dans le beau sanctuaire de la Madonna del Rovere, le "Rovere d'oro" (rouvre d'or), Concours international d'exécution vocale et instrumentale pour jeunes artistes. A Diano et à Cervo, il ne faut pas manquer la "Infiorata del Corpus Domini" qui transforme la ville en un tapis de fleurs. A deux pas de la mer, allez visiter Diano Castello, Diano Arentino, Diano Borganzo villages campagnards dont vous apprécierez la cuisine authentique.











